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1837 |
Projet de construction d'une chapelle à la rue de la Pélisserie
En février 1837, le financement du projet est assuré et un emplacement est enfin trouvé à la rue de la Pélisserie (voir fac-similé ci-contre tiré de Fragments des archives de la petite Eglise de Christ, connue sous le nom d'Eglise du Bourg-de-Four, 20-23 février 1837, manuscrit non publié, 3e cahier, p. 38)
On parlait depuis longtemps chez nous de construire ou d'arranger pour l'Eglise un local plus spacieux que celui du Bourg-de-Four, dont l'insuffisance se faisait sentir tous les jours davantage. Après bien des recherches faites inutilement dans ce but, nous avions enfin, de guerre lasse, cessé toute démarche à ce sujet, quand un emplacement convenable nous fut tout à coup offert ; c'est celui sur lequel s'élève aujourd'hui la chapelle de la Pélisserie ; nous pouvons bien dire que c'est à Dieu seul que nous le devons. En même temps, il avait mis au cœur d'une sœur anglaise, Miss Eliza Cooke, qui avait fait un long séjour parmi nous, et dont la mémoire restera toujours chère à ceux qui l'ont connue, de nous envoyer d'Angleterre, où elle était alors de retour, une somme de 500 livres sterling soit (environ 12 500 francs), auxquelles elle en avait joint 63 (1575 francs) collectés par elle, pour être appliqués à ce même objet. |
Le pasteur Guers, appelé par Miss Cooke à se rendre auprès d'elle à Hilton-Park, sa résidence près de Wolverhampton. ne la retrouva plus
dans cette vallée de larmes ; elle venait d'entrer dans les demeures éternelles (mai 1837) 1 ; mais il profita de sa présence en Angleterre pour faire une collecte en faveur de la construction projetée. Dieu bénit cette collecte, et notre frère put rapporter à Genève quelques milliers de francs recueillis en diverses localités de ce pays. (Tiré de E. Guers, Coup d'œil sur l'état de l'Eglise indépendante de 1826 à 1849. Genève, 1871, p. 330) La chapelle de la Pélisserie est à replacer dans l'ensemble de l'œuvre de Jacques-Louis Brocher, entre l'Oratoire de 1833, néo-classique, et le temple néo-gothique des Eaux-Vives de 1842 |
Jacques-Louis Brocher (1808-1884), architecte, formé à l'École des beaux-arts de Paris, a construit à Genève, notamment
Le Temple de l'Oratoire (rue Tabazan), 1833 Dans le développement genevois, ce dernier édifice religieux bâti à l'intérieur de la ville médiévale, précède la dispersion des églises dans les nouveaux quartiers en formation après 1846 (paroisses protestantes ; églises |
| 1 Un journal religieux de son pays, en annonçant sa mort, s'exprimait ainsi : « La grâce a consommé ce qu'elle avait commencé | |||
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