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Détail du fleuron appliqué surmontant la porte d'entrée. aquarelle de J-L. Brocher

La nef, sobre et dépouillée, prend jour par les deux hautes fenêtres gothiques et la rosace mentionnées plus haut. Au-dessus, deux verrières "Tudor" — condamnées lors de la restauration de 1953-1959 — illuminaient l’intérieur (fort chichement à vrai dire, car la rue est étroite).

La lourde charpente, constituée de six fermes découpées en ogive de forme Tudor (comme les fenêtres), est agrémentée de part et d’autre d’arcs ogivaux se terminant longitudinalement par des clefs pendantes. Celles-ci sont reliées aux murs latéraux par des membranes arquées qui s’appuient sur deux corbeaux en pierre.

La galerie à mi-hauteur (fig. p. 17), supportée par des consoles en bois, est en rapport avec la charpente elle était entourée d’une balustrade dont les boiseries— une improvisation à partir de l’arc ogival — ont été recouvertes on 1958-1959 par deux panneaux de contreplaqué

 

Le mur situé en périphérie de la parcelle, côté cour (au fond de la chapelle), est percé d’une série do fenêtres jumelées superposées sur trois niveaux. Il s’agit du mur de la maison voisine existant antérieurement à la chapelle. Afin de supprimer l’angle imposé par la parcelle et d’obtenir un mur plan, un second mur a été construit, formant le fond du bâtiment. L’espace résiduel ainsi formé s’ouvre d’un côté sur la cour, de l’autre sur la nef et sur l’escalier En outre, il permet d’accéder à la toiture initialement de tuiles (actuellement d’ardoises).

Décompte des frais de construction de la chapelle de la Pélisserie: Fac-similé du compte de maçonnerie de Campiche Chapuis, entrepreneur. (acquitté le 6 novembre 1839