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![]() Élévation de façade de la chapelle Sur ce dessin de Brocher, la façade de la chapelle, telle qu'elle a été réalisée. En bas, le grand portail inscrit dans un arc en accolade, avec de part et d'autre trois fenêtres en accolade également. Au-dessus, deux hautes fenêtres gothiques qui éclairent l'espace intérieur. Arcatures et pinacles soulignent les deux pans de la toiture.
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Cet autre dessin de Brocher montre l'organisation intérieure de la chapelle : un espace unique avec une galerie à mi-hauteur sur trois côtés. Au fond, entre les deux fenêtres, la chaire de prédication. Les boiseries de la charpente et de la balustrade, dans le « style ogival des Tudors », habillent remarquablement l'architecture fort simple.
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catholiques ; église anglicane, église orthodoxe, synagogue) et l'évolution du gothique vers une phase plus « archéologique », anglaise (église anglicane de la rue du Mont-Blanc) ou française (église Notre-Dame). Toute étude du programme et de la signification de la chapelle de la Pélisserie doit s'appuyer sur l'histoire des communautés religieuses dissidentes de Genève. Commandée par la jeune Société évangélique qu'avait fondée en 1831 le pasteur Louis Gaussen, cette chapelle est une des manifestations du renouveau d'activité religieuse connu sous le nom de Réveil. De dimensions restreintes, elle était destinée plus spécialement à «l'édification mutuelle» ; alors que l'Oratoire était consacré à l'enseignement théologique et à la prédication, d'où ses vastes dimensions. L'architecte J.-L. Brocher, membre de l'église évangélique (et père du pasteur Emile Brocher), est intimement lié à ce mouvement auquel les bons Genevois reprochaient de « trahir une influence étrangère » (« les idées et l'argent des Anglais y jouent un trop grand rôle »...). L'emplacement choisi à la rue de la Pélisserie est limité de deux côtés par les murs mitoyens des maisons d'habitation voisines. Aussi, la chapelle n'offre à la rue que sa façade en pierre appareillée (fig. p. 36, gauche). Et pourtant cet édifice est un manifeste ; il fait date dans l'histoire du néo-gothique genevois. C'est, en effet, la première réalisation dans ce style et il |
faudra attendre 1850 pour voir se généraliser le courant stylistique médiévalisant. L'architecte J.-L. Brocher - très influencé ici par l'architecture médiévale - ne cache pas sa dette vis-à-vis de l'Angleterre, puisqu'il dit lui-même qu'il s'inspire du « style ogival des Tudors ». Le style de la façade s'intègre harmonieusement dans l'ensemble de la rue bordée de plusieurs maisons gothiques. Cette façade présente un socle correspondant à la hauteur du rez-de-chaussée, surmonté d'une épaisse corniche et où sont pratiquées les ouvertures nécessaires à l'accès et à la lumière. La porte d'entrée, inscrite dans un arc en accolade surmonté d'un fleuron appliqué, est flanquée symétriquement de chaque côté, de trois fenêtres en bande, surmontées chacune d'un arc du même type. Le corps de la façade elle-même, très lisse, est uniquement percé de deux hautes fenêtres gothiques et d'une rosace. Le virevent de bois découpé « pittoresque », qui borde le toit, s'apparente davantage au style de la maison d'habitation qu'à celui de l'édifice religieux. Le plan général de l'édifice est organisé sur deux niveaux. Au niveau du socle (niveau de la rue), un couloir central distribue de petites pièces situées de part et d'autre et conduit à un escalier double qui donne accès à la chapelle proprement dite, située au 1er' étage. |