|
Etat des lieux avant les
travaux :
La
dernière intervention de restauration sur l'ensemble de la chapelle
remonte aux années 1958-1959 avec notamment :
-
l'obturation du jour
zénithal,
-
la suppression de la chaire
et la création d'une nouvelle estrade,
-
la pose de panneaux opaques
masquant toutes les balustrades ajourées,
-
la création d'un nouveau
vitrail pour la rosace.
Ces
travaux ont profondément modifié l'aspect antérieur de cette chapelle
qui avait déjà subi quelques aménagements au début du XXème
siècle, avec l'introduction du chauffage central accompagné de
radiateurs en fonte et la pose de boiseries comme soubassement dans la
cage de l'escalier et sur le pourtour de la salle de culte, ainsi que,
vraisemblablement, la fermeture entre le volume des escaliers et la
salle de culte au niveau du premier étage.
Ces
deux interventions marquantes ont considérablement modifié la perception
spatiale que l'édifice devait offrir à sa construction en 1839. Lors de
ces modifications, toutes les parties du bâtiment, tant d'origine que
nouvelles, ont été complètement repeintes.
Les
investigations réalisées par l'Atelier Saint-Dismas en juillet 2002,
puis en juillet 2004, ainsi que la dépose en cours de chantier des
aménagements précédents, ont mis en évidence deux formes de décors et de
peintures antérieurs aux interventions récentes.
Le
plus récent de ces décors, de style 1900, est composé "d'un fond ocre
rose clair, exécuté a tempera, souligné d'un bandeau et de filets
plus soutenus" (rapport de l'Atelier Saint-Dismas du 27.07.2004).
La
dépose de la fermeture entre le volume de l'escalier et l'espace de la
chapelle a mis en évidence le décor d'origine sur les consoles moulurées
sous la solive soutenant la galerie au-dessus des deux piliers marquant
l'entrée dans la salle de culte, ainsi que deux balustrades ajourées
(totalement invisibles jusqu'ici) de part et d'autre de ces deux
piliers.
La
dépose des panneaux opaques masquant toutes les balustrades ajourées des
escaliers, de la galerie et des gradins fait apparaître les teintes
d'origine de ces éléments.
Teintes d'origine :
Balustrades
: Elles présentent un coloriage en deux teintes ocre-beige et brun clair
alternées entre montants et panneaux ajourés. Selon les sondages, les
piliers structurels de ces balustrades, actuellement peints en gris,
étaient à l'origine de couleur ocre-brun.
Charpente
: Les consoles de la galerie et tous les éléments structurels de la
charpente étaient d'un ton brun que l'on retrouve tant dans les
investigations sous les peintures récentes que sur les consoles
moulurées mises à jour à l'entrée de la salle de culte.
Murs
de la nef : Selon plusieurs sondages
réalisés en divers endroits, les parois de la nef devaient être de
couleur monochrome beige-vert (ton molasse).
Plafond : Selon l'élévation transversale
de J.-L. Brocher, le projet prévoyait des éléments décoratifs peints
entre les pannes du plafond. Rien n'a été retrouvé de ces décors qui
n'ont vraisemblablement existé qu'à l'état de projet. Selon les
investigations, on peut supposer que ce plafond devait être à l'origine
beige clair comme les plafonds sous les galeries. |